Dans le sillage de son Observatoire photographique des paysages, le Parc national invite le photographe forestier Téo Becher (Fr) pour un atelier dédié à l’exploration de la forêt en libre évolution à travers la photographie argentique. Le but : faire émerger un paysage de référence dans le « cœur vert » du Parc national.

Le 28 juin, le Parc national reçoit Téo Bécher, un photographe franco-bruxellois du collectif La Nombreuse. Depuis des années, Téo interroge nos idées reçues sur la forêt au fil de ses expositions et publications (à découvrir sur ce site).

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Dresser un T0 dans le cœur vert du Parc national

Pourquoi inviter un photographe, qui travaille de surcroît avec la technique argentique (par films et développement chimique), pour explorer le « cœur vert » que constituent les nouvelles réserves forestières intégrales créées par le Parc national ?

La réponse : il s’agit d’utiliser un médium expérimental pour initier le suivi d’un projet tout aussi expérimental (la forêt en libre évolution). Selon Babette Couturiaux (paysagiste), qui coanime l’événement et a mis sur pied l’Observatoire photographique des paysages dans le Parc national, « le but est de dresser un T0 (état initial) dans une réserve forestière intégrale du Parc national ».

Avec ces forêts, nous sommes en effet à l’aube d’une évolution qui va durer des centaines d’années, et contribuer à restaurer les dynamiques et la résilience de la forêt, tout en y soutenant une biodiversité plus abondante.

Téo Becher lors son exposition « Entremêlements » en mai 2026 à Bruxelles.

Atelier photo

Où et comment regarder une forêt ?

La forêt libre évolution porte à l'extrême les questions que se pose tout-e photographe en forêt. Dans cet espace fermé, où les formes jaillissent et se mêlent en tout sens, placer un cadre, définir un paysage, choisir un sujet, deviennent des défis passionnants et amènent des interrogations auxquelles il n’existe pas de réponse toutes faites.

En revenant aux fondamentaux de la photographie, à l’aide d’appareils argentiques traditionnels, les participant-es à l’atelier s’exercent à apprivoiser la lumière, dramatiser les contrastes, jouer avec le cadre, explorer la profondeur de champ, faire émerger les formes du combat entre le flou et le net…

Photo argentique prise lors d'un atelier précédent, en octobre 2025 à Dourbes.

Faire émerger des paysages de référence

Le but de l’atelier : faire émerger des paysages de référence dans une forêt récemment laissée à elle-même. Ces paysages seront nécessairement fragmentés et pluriels, car ils mobilisent des sensibilités diverses autour d’un milieu complexe.

L’enjeu, c’est autant de regarder la forêt se réinventer que de réinventer notre façon de regarder la forêt.

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L’Observatoire photographique des paysages (#OPP) est une initiative participative dans laquelle des citoyen-nes photographes prennent en charge le suivi de sites en réalisant deux photographies par an depuis un point de vue précis.

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